La cuisine médiévale pourrait aujourd'hui surprendre, les habitudes alimentaires et les saveurs du Moyen-âge sont en effet très différents des nôtres, et ne sont plus forcément au goût du jour. Voici un petit focus sur la cuisine médiévale au Moyen-âge.
Épais morceau de pain bis, ayant une forme ronde et qui tenait lieu d'assiette au Moyen-âge. Le pain était la base de l'alimentation et vite fut pris l'habitude de mettre sur la table une tranche de pain entre deux convives. Ce "TRANCHOIR" servait à déposer aliments et sauces. A la fin du repas, les voisins de tablés se partageaient la tranche. D'où l'expression de "con-pain", puis "co-pain". Imbibés de jus de viandes et de sauces, ces tranchoirs étaient donnés aux chiens (dans les classes les plus aisées) ou aux pauvres après le repas.
Contrairement au Moyen-âge, nous avons souvent perdu le goût des saveurs acidulées. Il ne reste guère plus que les cornichons, la moutarde, l'escabèche et les piments pour nous le rappeler, la plupart des sauces qui accompagnent les viandes (ou volailles ou poissons) grillées sont très acides. Le cuisinier du Moyen-âge ne dédaignait pas non plus un filet de citron dans les sauces.
L'acidulé repose sur un mélange vin + vinaigre, parfois vin + verjus (jus de raisin vert) ou encore vin + vinaigre + verjus. La cuisine médiévale aime l'aigre-doux composé de sucre, du miel ou des fruits.
Au Moyen-âge, les épices - produits de luxe - sont réputées diététiques (favorisant la digestion). A l'époque médiévale, les épices sont sèches et réduites en poudre.
Les principales épices utilisées sont la cannelle et le gingembre, puis le clou de girofle (en poudre), la noix de muscade, le macis, la maniguette (ou graine de paradis), le safran (pour colorer), le poivre, la cardamome, le galanga (garingal), le poivre long.
Les recettes médiévales peuvent être épicées au goût des clients. Les hommes du Moyen-âge les aimaient très épicées.
L'aspect visuel au Moyen-âge est aussi important que le goût. Certains seigneurs employaient un artisan maître dans l'art de rhabiller les volailles pour mieux les présenter aux convives.
La cuisine est grasse : L'huile d'olive, le saindoux et le lard sont très utilisés. Le beurre, aliment du pauvre, est quasiment absent des recettes de cuisine médiévale.
La viande de porc est l'une des viandes les plus consommées dans la cuisine médiévale. L'avantage du Porc est que tout se transforme, et on ne l'élevait que pour sa viande.
Le boeuf ne sert pas qu'à l'alimentation. La viande de boeuf au Moyen-âge était consommée sur le tard, après avoir tiré profit de la bête pour le labour.
La laine donnée par le mouton est précieuse pour se couvrir, et sa vente rapporte des revenus non négligeables au Moyen-âge. La viande de mouton est peu consommée en cuisine médiévale.
A poil ou à plume, manger du gibier est l'apanage de la noblesse au Moyen-âge. Le gibier constituait souvent la pièce maîtresse en cuisine médiévale.
Le petit gibier servait à améliorer l'ordinaire des pauvres gens... Si leur braconnage n'était pas connu du Seigneur !
La cuisine médiévale est très influencée par la religion. Ainsi, de nombreux jours dans l'année, la consommation de viande est interdite (ne serait-ce que pendant le carême). Le poisson remplace parfois la viande et apporte une source de protéines complémentaires au Moyen-âge.